07.10.2009
si si je suis toujours vivante
Salut à toi citoyen , je t'informe quand ce moment je travail mon dessin et il y a du boulot croyez moi.
J'ai donc déménagé de blog où je ne présente que mes travaux à cette adresse http://jegomme.blogspot.com/
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01.10.2009
Ma micropsychanalyse
Ma micorpsychanalyse
Mise au point Avertissement aux personnes en cours d’analyse Une petite mise au point avant de poursuivre mon récit, suite au commentaire que j’ai reçu d’une personne en cours de travail micropsychanalytique, qui dit en être très contente, de même que plusieurs personnes de sa connaissance. J’en suis ravie pour elles, c’est tout à fait normal, car c’est le but de la démarche. Il n’en demeure pas moins, que si pour beaucoup cela ce passe bien, ce n’est pas le cas pour tout le monde. Je ne parle pas des mésaventures d’autres personnes que j’ai bien connu, je ne parle que de mon histoire -comme mes proches, la plupart passés sur le divan, me le suggèrent depuis quelques années- histoire qui se passait à une époque bien précise (le début de années 1980) dans un lieu bien précis (Paris) avec un praticien qui depuis ne fait plus partie de la société micropsychanalytique. Le problème ne venait pas de la technique de micropsychanalyse du Dr. Fanti, que j’ai eu le privilège de connaître et pour qui j’ai le plus grand respect, mais à la déontologie plus que douteuse de certains praticiens. Depuis que le Dr.Fanti nous a quitté, je n’ai plus de contact avec la micropsychanalyse, ni de près ni de loin. J’ignore comment cela se passe maintenant, je n’en sais rien et n’en parlerais donc pas. Toutefois, je déconseille la lecture de mes chroniques aux personnes en cours de travail analytique, donc un plein transfert positif avec leur psychanalyste, cela pourrait leur faire perdre du temps en séances, et le temps c’est de l’argent [Photo] Je souhaite que leur aventure analytique continue d’être belle et bénéfique comme elle se doit de l’être.
Mon psy passe à la télé Une nuit de veille au début des années 2000, vers trois heures du matin, après avoir fini la cinquième tournée dans les chambres du service de soins palliatifs, je prenais ma pause café en m’en grillant une, devant le petit écran qui rediffusait les émissions de la semaine. Choc! Enfer et putréfaction! Le mégot à la bouche je me suis retrouvée le cul effondré dans le fauteuil heureusement situé sous mon séant à ce moment là. Dans la boîte à images, je venais d’apercevoir mon micropsychanalyste! Mais qu’est donc, me direz vous la micropsychanalyse ? Un clique sur le lien et vous saurez tout. Mon psy à l’époque en était disciple pratiquant. Depuis il a fait scission.
Le voir là, vingt ans après, au milieu de ma nuit de travail, de la dernière nuit de vie pour certains patients, me donna des relents de gueule de bois au whisky. C’était surréaliste. Un coup de poing dans la gueule! Je pensais l’avoir rangé bien loin, dans les oubliettes de ma cervelle, avec les affaires sales et encombrantes, et paf ! Vlan! En une fraction de seconde tout remontait à la surface. Un renvoi acide après une cuite vieille de vingt ans. Je ne m’attendais pas à le voir apparaître lui et son air suffisant dans la lumière bleutée du téléviseur qui d’habitude me rassure tant. Tiré à quatre épingles dans un costume de premier ministre, il expliquait comment il avait sauvé la Suisse d’un dangereux terroriste … Je l’ai revu face miroir au dessus de la cheminée un jour où, devant se rendre à un cocktail, il s’était acheté un costume Armani ou je ne sais quelle marque bon chic bon genre à la mode, demandant à ses analysés comment nous le trouvions. Avant d’aller plus loin, je vous pose les règles de la micropsychanalyse comme elles étaient pratiquées à Paris chez le Dr Philamort au début des années quatre-vingts:
Les séances duraient au moins trois heures, cinq jours sur sept au minimum. La vie sociale se déroulait en commun, en compagnie du Dr. Philamort et des autres psychanalysés. Repas, soirées, loisirs, sorties tout se passait en communauté. Il était difficile, voire impossible, de gagner sa croûte et de faire son travail analytique en même temps. Il fallait impérativement prendre un temps de notre vie pour le consacrer uniquement à notre psychanalyse, qu’on faisait par tranches, par exemple, cent heures sur un mois. Les analysés qui ne venions pas de Paris, nous louions des chambres de bonne au sixième étage du très chic immeuble parisien qu’habitait le Dr Philamort, rue Lord Byron dans Paris huitième.
Comment, moi Angèle, 16 ans, mal dans ma peau, avais décidé de faire ma psychanalyse chez le Dr Philamort à Paris, alors que je venais du Locle, une petite ville horlogère sinistrée de 11000 habitants, en Suisse? C’est ce que je vais tenter de vous raconter dans ces chroniques.
Comme vous pouvez l’imaginer, une psychanalyse n’est ni donnée, ni remboursée par les assurances. J’avais donc envoyé balader l’école pour me retrouver à l’usine entourée de petits chefs . On me rémunérait sept francs suisses de l’heure -1,75 franc français de l’époque - alors que l’heure de micropsychanalyse coûtait 100 francs français de l’heure. C’est ainsi que de seize à vingt ans, j’ai effectué environ cinq-cents heures de micropsychanalyse pendant mes semaines de vacances horlogères et autres congés accidents. Durant ce supposé travail sur moi-même, j’ai appris à boire, à me déprécier, à me haïr, à me sentir une sous-merde inculte et orgueilleuse , une nullité, une mochetée, une imbaisable, une emmerdeuse jamais à la hauteur. Une emmerdeuse. Une emmerdeuse. Une emmerdeuse. Une emmerdeuse doublée d’une manipulatrice qui pour se punir se faisait de plus en plus mal. Tout ça dans une très chic salle de séances à la porte capitonnée, sur un divan confortable, avec vue imprenable sur les frises du plafond représentant de délicieux angelots entrelacés dans des feuillages. De la rue on n’entendait que les klaxons énervés des automobilistes pestant après les livreurs qui encombraient la ruelle. Du Dr Philamort je n’entendais rien, hormis le bruit du verre qui se remplissait d’eau minérale, le grattement du stylo à bille sur le papier, et le “nous en resterons là pour aujourd’hui” libérateur. Il pouvait se passer plusieurs heures sans que je n’aie d’autre commentaire que celui là. Vingt plus tard le Dr. Philamort était là, en plan américain, répondant très sûr de lui à des questions posées par un journaliste hors champs. Il n’avait pas changé, à part quelques cheveux blancs en plus. Aucune marque de rides sur son visage. Frais comme un gardon ou presque. Surprenant, voire inquiétant.Arrivée à Paris On devait venir me chercher à la gare de Lyon. Sur le quai, une fine silhouette inconnue s’approcha de moi et de mes deux valises. Nadia, suisse alémanique, jeune, blonde, mince, yeux bleus, était également en analyse chez le Dr. Philamort. -Bonjour! Tu es Angèle? Bienvenue! Tu as fais bon voyage ? C’est la première fois que tu viens à Paris? Tu vas déjà découvrir le métro. Nous allons prendre le R.E.R. pour nous rendre chez Philamort. Il est en séance. Nous le verrons ce soir. Nadia parlait avec un léger accent, d’une voix douce. Très excitée, contente nerveuse et pleine de trac, j’étais curieuse de tout. De découvrir Paris. De me découvrir. Car le but de tout ça, c’était surtout ME découvrir. De découvrir ZE grandes questions? Qui suis-je? Où cours-je? Où vais-je? Pourquoi je m’aime pas ? Pourquoi j’aime pas la vie? Bref seize ans. Presque dix-sept.
Nous étions en juillet. Depuis le mois de février, je travaillais en usine pour me payer les cinquante premières heures de psychanalyse. Cœur ouvert, j’y fonçais en toute confiance, sûre que la psychanalyse serait la clé de mes problèmes existentiels, persuadée que je saurai enfin qui j’étais, comment je m’appelais. Enfin je pourrai parler. M’ouvrir au monde. Je pouvais confier en un adulte. Le Dr Philamort, allait m’écouter, m’accompagner dans ce chemin de façon “ neutre et bienveillante ”. Une psychanalyse cela se paie, et cela se paie très cher pour justement avoir droit à une écoute “ neutre et bienveillante “. La première fois que j’ai vu le Dr Philamort, j’étais assise sur le siège arrière de la vielle anglaise de mon paternel, un tank bleu marine de 2 tonnes. Mes parents étaient allés le chercher lui et sa femme, au centre hospitalier psychiatrique où ils travaillaient. J’avais onze ou douze ans. C’était un ami de mes parents. Juste avant, ma mère m’avait dit: -Tu sais Angèle, le Monsieur que tu vas rencontrer et bien il voit tout ce que tu as dans ta tête. Argl! Glups! Panique! Horreur! Philamort descendit les trois marches du perron du pavillon en direction de mon père. Je n’entendais pas ce qu’ils se disaient, mais ils riaient beaucoup les deux. Philamort était grand, portait un grand manteau bleu marine. Il s’approcha de la voiture. Se pencha pour nous adresser un bonjour très jovial et souriant qui me rassura tout de suite. Sa femme nous rejoint, mignonne et très sympa. Les deux avaient beaucoup d’humour. Étaient vraiment gentils avec moi et mon frère de deux ans mon cadet. Voilà comment Freud, la psychanalyse et tout ce petit monde onirique sont entrés dans ma vie. Dans mon enfance. Tout de suite, je me suis intéressée à cette chose qui permettais de “ lire dans la tête, dans ma tête ”. Cette science pouvait tout expliquer. Expliquer que tu attrapes un rhume simplement parce qu’il y a quelque chose que ton inconscient refuse de sentir. Inconscient. Partie cachée de notre individu qui nous mène par le bout du nez. Freud et son univers se sont mis à envahir ma vie de façon de plus en plus insidieuse. Dans les moindre détails. Jusqu’au choix de l’instrument de musique. J’avais envie de jouer du trombone à coulisse. Mon père rétorqua: -Quoi? Le trombone à coulisse? Mais c’est un instrument de garçon! Un symbole phallique. Que choisir d’autre alors? Quel instrument de musique pouvait bien me convenir? Il fallait qu’il ne soit pas trop cher, pas trop grand, que ce ne soit pas un instrument de garçon, qu’il me plaise un minimum quand même. Pas simple. Je fini par me rabattre sur l’accordéon. Quant à ce bon ce bon vieil Œdipe, il devint un compagnon de tout instant. Permanent, écrasant, incontournable, à la moindre occasion rappelé. Invité en tout temps à la maison. Cité plusieurs fois par jour. Convié aux repas quotidiens et festifs. Il s’immisçait également dans mes lectures. A treize ans je lisais des livres contenant des phrases telles que ” … toute maladie s’ordonne en fonction des rapports de chaque individu aux éléments attributs des trois formes humaines : mère-femme-sang, père-homme-urine, enfant-création-excrément; symboliques des termes du triangle œdipien, et qui en permettent une interprétation nouvelle somatique et non plus psychologique. Et c’est aussi pourquoi la maladie est, pour Groddeck la “ voix royale ” dans l’appréhension de l’humain. Celle-ci, plus que la sexualité, est actuellement perversion polymorphe du corps : mise en jeux de toute ses possibilités d’être; et contrairement à la sexualité… “ * Bla bla bla… Je vous épargne le reste. Me voilà donc avec mes deux valises sur un quai de la gare de Lyon, prête à livrer mon “misérable petit tas de secrets”, honteusement gardés seize longues années d’existence, persuadée que j’allais trouver les clés de mon Moi. Apprendre enfin comment diriger ce véhicule appelé Angèle. J’ai donc commencé par apprendre le R.E.R. Simple comme un jeu d’enfant. Nous sommes sorties place de l’Étoile. Nadia m’entraîna dans les couloirs, puis sur un escalier roulant. Nous sommes ressurgies sur les Champs-Elysées. La petite Locloise en pris plein les mirettes. Mais pas le temps de rêver. Nous nous sommes engouffrées dans une ruelle, puis bifurquant à droite nous avons débouchés sur une autre petite rue. - Rue lord Byron. C’est ici Angèle. Nous sommes presque arrivées. Mon estomac se mit à faire des triples sauts périlleux. J’allais bientôt pénétrer sur le lieu du grand rite initiatique qui me rendrait adulte !Première soirée parisienne Derrière la porte à double battant bleu marine, se trouvait la loge des concierges et un hall d’entrée. Nadia salua la concierge. - Bonjour Carmen, je vous présente Angèle. Elle va passer quelque temps avec nous. Elle habitera l’une des chambre au sixième étage. Je lui donnerai une clé de l’entrée de service tout à l’heure. Carmen me salua d’un geste. Une petite fille se cachait derrière sa jupe. Après quoi, nous avons passé une porte aux vitres dépolies et ouvragées qui occultait un grand escalier et un ascenseur à l’ancienne. Nous nous y sommes engouffrées avec mes valises. Deux étages plus tard nous sommes arrivées devant l’entrée du Dr Philamort. Nadia a sonné. Une femme souriante et venue nous accueillir, nous ouvrant en grand pour nous laisser passer sur un long couloir. En mettant un doigt devant sa bouche, elle m’a fait comprendre qu’à proximité se trouvait la porte de la salle de séances du Dr. Philamort. Qu’il fallait rester silencieuse . J’ai déposé mes valises, et suivi les deux femmes jusqu’à une autre porte, qui s’avérait être celle du salon, pièce principale. Pièce de tout les exploits. Pièce quasiment aussi importante que la salle de séances. Dans le salon on trouvait une cheminée surplombée d’un miroir entouré d’un cadre doré, une télévision, plus deux canapés et deux fauteuils, très profonds, en cuir brun foncé, dans lesquels étaient posés des adultes tenant verres et cigarettes. La femme qui nous avait ouvert, sœur de Philamort, s’appellait Chantal, unique personne dans la pièce à ne pas être entrain de faire sa psychanalyse. Elle m’a invité à m’asseoir. J’étais très impressionnée d’être là. Mazette! Moi Angèle, j’avais le privilège d’être dans le cercle des initiés! Chantal, de façon très naturelle, m’a demandé: - Veux-tu un petit whisky ? Jusqu’à ce jour je n’avais jamais bu d’alcool. Enfant, j’avais une fois goûté du whisky sur le bout de la langue. Curieuse de ce que le capitaine Haddock lui trouvait de si délicieux, j’avais demandé à ma mère quel goût cela avait. Elle m’en avait versé un fond dans le bouchon de la bouteille pour que je puisse y tremper les lèvres. J’avais eu une grosse déception. Je n’imaginais pas le whisky aussi infect! Le capitaine Haddock, mon personnage préféré dans Tintin, se délectait d’un breuvage digne d’un produit de nettoyage. Quelques années plus tard, j’avais bu une bière panachée avec ma copine un jour ou nous avions séché le cour de gymnastique, mais l’alcool ne faisait pas partie de mon univers. Le bar de mes parents était bien rempli en prévision des nombreuses fois ou ils recevaient, mais eux n’aimaient ni le vin, ni la bière, ni les alcools fortes. Pas pour des raisons morales, simplement parce qu’ils leurs trouvaient mauvais goût. Il n’y avait de l’alcool à table que lorsqu’ils avaient des invités. Mon père d’ailleur scandalisait tout le monde car, que le vin ait été de la piquette ou un grand cru, il ajoutait toujours dans son verre quelques cuillères de sucre ou de sirop car sinon c’était, selon lui, imbuvable. - Comment pouvez-vous trouvez ça bon ? se moquait-il. Il arrivait parfois que les invités offusqués repartent avec leur bouteille sous le bras. Quand Chantal m’a proposé un petit whisky, désireuse de m’intégrer dans le cercle des initiés, j’ai accepté sans hésiter. Sans eau, s’il vous plaît, avec deux glaçons, comme tout le monde autour de moi, primo parce que je ne voulais pas me distinguer, deuxio parce que la couleur était plus jolie. Le “petit whisky” s’ avéra servi façon “Dallas ton univers impitoyaaaable” dans une sorte de verre à moutarde rempli aux deux tiers…. Un whisky à la JR ou à la Sue Ellen. Je ne mesurais pas le violence de l’expérience que j’allais vivre.
18:02 Publié dans Ma micropsychanalyse | Lien permanent | Commentaires (4) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
10.08.2009
Salut les mortelles
Il accompagne souvent mes nuit blanches...
10:40 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

